Soutenir (secourir) un proche en l'écoutant.


Dans les conditions actuelles (inutiles de vous les rappeler, nous sommes en plein cœur d’une crise existentielle réelle), on me pose très souvent la question de savoir comment aider un proche qui se trouve dans la douleur, soit de la perte d’un être cher, d’une maladie grave, d’une peur viscérale de tomber malade de ce « satané machin » qui nous empêche de vivre normalement, … et les exemples sont foison !

Très souvent, lorsqu’une « crise » apparaît, le sentiment ressenti est la solitude profonde, l’incompréhension et le sentiment d’injustice. L’envie de prendre ses jambes à son cou et de s’enfuir de la réalité, de s’exclure du monde social dans lequel nous vivons, … Ces réactions n’aident pas et ne font que renforcer les problèmes psychiques qui deviennent récurrents.

S’il vous est possible de venir en « aide » à un de vos proches dont vous remarquez les difficultés, (attention, soyez attentifs, un sourire peut cacher une profonde détresse,… dans un cirque ce ne sont pas les clowns les plus joyeux…), beaucoup d’entre nous ont des difficultés pour aborder ce genre de situation.

Il n’est pas nécessaire d’engloutir l’autre sous un flot de paroles réconfortantes, mais au contraire de « jouer » la discrétion, la disponibilité et surtout une bonne écoute !

Offrir son temps, une oreille attentive permet très souvent d’augmenter la capacité de résilience du proche à qui l’on veut apporter son aide. Il faut différentes conditions pour enclencher le dialogue.

Je vous propose d’en découvrir quelques unes que j’utilise fréquemment :

- Prendre son temps est une des clés. Etre dans un lieu confortable sans stress, sans possibilité d’être « espionné ». Une promenade peut être, elle-aussi, un moment propice à des confidences. Le téléphone est également une première étape suivie d’une rencontre plus adéquate, par après.

- Eteignez votre portable durant la conversation ! De cette façon, l’autre se rendra compte que vous lui offrez du temps et cela lui permettra de comprendre votre disponibilité totale.

- Exprimez-lui vos remarques et demandez-lui s’il est « …certain que tout va bien… » et encouragez-le à parler sans retenue de ce qui l’attriste. Très souvent, les débuts sont difficiles, il peut s’écouler du temps (heures, jours) avant d’entrer en confidence. Proposez donc de ne pas hésiter à vous contacter, à assurer l’autre de votre temps libre lorsqu’il le décidera.

- Lorsque le dialogue aura commencé, écoutez bien toutes les données du « problème » et n’hésitez pas, à certains moments, à reformuler afin de faire comprendre à l’autre que vous avez bien compris ce qu’il veut vous dire !

- Ecoutez, ne contredisez pas, n’imposez pas votre vision des choses, même si vous n’êtes pas d’accord. Ne parlez pas de vous, ne minimisez pas le(s) problème(s). Ecouter sans juger permet à l’autre d’exprimer ses ressentis les plus profonds. C’est déjà une belle preuve de confiance vis-à-vis de vous !

- Ecouter, ce n’est pas la même chose qu’entendre ! C’est comprendre ce que verbalise l’autre dans sa douleur, dans ses ressentis, même si, à votre niveau, cela semble exagéré…

- Laissez la personne, qui se confie à vous, terminer ses phrases, son histoire, et demandez-lui, alors, comment vous pouvez l’aider à chercher, ensemble, des pistes qui lui permettent de solutionner son mal-être. Ne vous imposez pas ! C’est l’autre qui décidera s’il est nécessaire de passer à l’action conjointement. C’est une façon de respecter sa vie privée. La seule chose que vous pouvez faire, c’est de lui proposer votre aide. Attention, dans certains cas, si la situation est très grave, et que vous jugez que cette personne peut mettre sa vie en danger ou celles d’autres, ce n’est pas lui manquer de sollicitude que de faire appel à des professionnels ! (coachs, psy, …)

- Soyez attentif au débit de paroles, aux gestes, aux positionnements du corps. Vous percevrez peut-être plus rapidement le mal-être, l’état mental,…

- Laissez parler les « silences », ne les comblez pas nécessairement…

Voilà, Chers Lecteurs du Blog du Dimanche, quelques « clés » afin de prêter l’oreille correctement à ceux et celles qui partagent notre lien social et qui traversent une crise de l’existence.

Chaque cas est particulier, je l’ai appris au fil des coachings que je donne.

Une bonne écoute est une des nombreuses solutions que l’accompagnement d’une personne donne. Pas de gêne, pas de malaise, chacun y va à son rythme.

J’espère que cet article pourra (vous) aider à déceler la souffrance chez l’autre ou chez vous-même.

Je vous souhaite de bien prendre soin de vous et de ceux qui vous sont chers !

A bientôt.

Cathy – DAY CLIC COACHING – 0493/86.19.48



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