L'indifférence.


Il y a quelques jours, une de mes connaissances proches m'a appelée. Dans un 1er temps, ravie de l'entendre, j'ai tout de suite décelé qu'elle n'allait pas bien. En "creusant" doucement, elle a ouvert sa "bulle de protection" et s'est livrée : "... l'indifférence me tue à petit feu, m'a-t-elle dit ! ..."

L'indifférence, c'est ce sentiment, cette douleur profonde qui fait que l'on ne ressent plus de plaisir, de crainte, de désir. Un détachement, même de soi-même, des autres surtout, qui semblent insensibles, qui ne manifestent plus rien, vis-à-vis de vous, des situations quotidiennes, familiales, amoureuses,...

Cette "manifestation" se fait lentement mais de façon implacable, inéluctable, et la personne qui la ressent s'y enfonce de plus en plus.

Et pourtant, on se débat dans la tourmente, on se questionne, mais les réponses ne viennent pas. On se dit que nous en sommes responsables, et toujours, ce silence amer qui se loge dans un autre sentiment, tout aussi terrible, appelé l'incertitude.

Je la sentais loin, très loin déjà. Et de longs silences, entre chaque phrase, parlaient pour elle et m'effrayaient.

Qui n'a jamais ressenti l'indifférence ? Ce poison lent, insidieux, qui ronge comme de l'acide les tréfonds de notre âme. Il prend déjà son cours dans l'enfance, dans la famille, à l'école. On la reconnait tout de suite, parfois même sans la nommer vraiment. Et puis un jour, on comprend que beaucoup l'utilisent avec parcimonie pour faire du mal.

L'indifférence est le contraire de l'amour, si chaud, si brillant, qui donne le sourire et l'impression de voler, d'atteindre des sommets de bonheur et de joie.

L'amour est la meilleure "alimentation émotionnelle" ! Comme l'eau, comme la nourriture, nous en avons besoin pour vivre, pour être "bien", pour nous sentir heureux tout simplement.

Je n'avais pas de réelle réponse à offrir à mon amie, car moi aussi, j'ai ressenti souvent ce sentiment d'indifférence. Comme par exemple, lors de cette crise COVID (mais toutes les "crises" peuvent être ressenties ainsi) que nous traversons. Elle peut être vue de 2 façons différentes : il y a, dans la 1ère colonne, la peur, la crainte de tomber malade et, c'est bien légitime, d'où l'éloignement, l'indifférence, la prise de recul, mais face à tout cela, dans la 2ème colonne, la solidarité et l'amour font leur apparition, et là, des réponses viennent d'elles-mêmes, et ce n'est pas un hasard...

Nous vivons tous cette dualité, un jour ou l'autre, que ce soit avec des personnes de notre entourage, des collègues,...

Aussi, j'ai continué et j'ai essayé de comprendre, motivée dans mon souhait d'aider cette amie, et nous avons, toutes les deux, commencé à voir "plus loin" : dans la vie de tous les jours, l'indifférence peut être vue comme une protection. Si tel est le cas, posez-vous la question de savoir de QUOI la personne indifférente veut-elle se protéger ?

Souvent la réponse est "... de la SOUFFRANCE" !

Dès lors, j'ai expliqué à mon amie que la meilleure chose à faire était de comprendre la souffrance de l'autre, d'ouvrir la possibilité d'aimer malgré tout. De toutes les solutions, de se contenter de la "moins pire", et de voir les réactions.

Attention, tout en SE RESPECTANT bien sûr !

Je l'ai sentie se détendre davantage : elle allait mieux.

Cependant, il ne faut pas non plus que cela vous prenne trop de temps : il existe une catégorie de gens qui se nourrisse de l'indifférence, qui en joue, qui exulte...

Dès lors, ne perdez pas votre temps et passez à autre chose !

Comme, je le dis souvent, ces personnes sont la source même de leurs problèmes, de leurs douleurs diverses et tant qu'elles n'auront pas compris que ce sont ELLES le problème, elles ne pourront avancer sur le chemin de la rédemption ! (et très souvent, ce sont ces personnes qui se plaignent le plus !)

Mon amie a compris que le soucis ne venait pas d'elle et elle a raccroché plus forte d'avoir partagé ce moment avec moi. Cela fait du bien de parler, de partager, de faire confiance...

Je n'ai pas de conseils à (vous) donner sur l'indifférence, sachez seulement, qu'il a été prouvé qu'elle fait très mal et que ce n'est pas charitable de faire souffrir quelqu'un pour le plaisir.

N'oubliez pas que le mal attire le mal, qu'il ne nourrit qu'un moment et que nous ne sommes pas sur cette Terre pour faire des choses à l'encontre de ce pourquoi nous sommes nés.

Il y a tellement plus de bonheur à "colorier" le monde de gentillesse, de sourires, de compassion, de compréhension.

Je terminerai par cette citation :

"... L'indifférence est le néant de l'âme. L'amour en est la vie" (Le dictionnaire d'Amour - 1808)

Prenez bien soin de vous ...et des autres !

Cathy - DAY CLIC COACHING (DAY CLIC COACHING reprend ses consultations ce lundi 18 mai - prenez contact !)

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