J'ai 20 ans et je crise...


Régulièrement, je vois arriver dans mon cabinet des personnes jeunes, très jeunes, de plus en plus mal dans leur peau. Un « mal de vivre » grave parfois, tellement douloureux qu’ils sont incapables de trouver des solutions, seuls ou accompagnés de leurs parents. C’est un cri dramatique, profond, un appel « au secours ». Le cap de la « jeunesse » semble devenir un cap difficile à passer : beaucoup de remise en question, une pression énorme, une évolution trop rapide ? Des doutes sur tout : les études, la société, l’angoisse de la décision à prendre, la tristesse d’un mal-être familial, … Les cas de figure sont nombreux et sérieux.

Assaillis par des questionnements, des interrogations existentielles, ces jeunes gens se sentent désarmés face à une réalité sociétaire de plus en plus en évolution, vouée au « paraître », aux « avoirs » et à la réussite quelle qu’elle soit !

Cette période charnière est une période de transition vers la vie adulte et la compréhension que leur avenir se joue dans leurs plus jeunes années. Cela les angoisse terriblement. Avancer dans la vie ou profiter encore un peu « au crochet des parents » ? Où se trouve leur place ? A quel groupe appartiennent-ils ?

Chaque crise est plus ou moins semblable à une autre, que ce soit celle de la trentaine, de la quarantaine, … Ce sont des périodes de transition où les questions foisonnent et où les réponses tardent souvent à arriver ! C’est compliqué socialement. Ce sont des moments de « rupture » face à un « avant » et la crainte de l’ « après », ce futur inconnu qui attend au coin de la rue ! Les parents se sentent désorientés et perdent pieds. Les plus responsables s’inquiètent et cherchent des solutions pour aider leur progéniture, les autres se disent que « ça va passer »…

Des choses changent : les études se font plus longues, et on rentre plus tardivement dans le marché de l’emploi, on ne se marie plus et on attend la quarantaine pour faire des bébés ou inversément, d’autres rentrent dans la vie active sans bagage et se retrouvent projetés avec des responsabilités à endosser dont ils n’ont pas conscience !

Quel que soit le cas de figure, le malaise arrive très vite et les signaux d’alarme (heureusement), eux aussi, font prendre conscience que l’équilibre est rompu et qu’il faut accorder une attention importante à ces jeunes en difficulté.

Isolement, angoisse, rupture des contacts sociaux, dépression, enfermement ou son contraire, … l’appel « au secours » prend plusieurs visages ! (alors que les réseaux sociaux prônent l’inverse !) Et la crise de la COVID n’a pas arrangé les choses. Il faut être attentif car, très souvent, les manifestations de ces déséquilibres sont difficiles à déceler et quand la « blessure » est ouverture, il faudra beaucoup de temps pour la refermer !

Le dialogue me semble le plus important ! Le non-jugement ! Et surtout pas le « moi à ton âge… » ! La douceur et la compréhension également. Ne pas se comparer aux autres surtout !

Chaque cas est unique et préoccupant ! Il faut rassurer, expliquer, faire comprendre que ce malaise est passager et que les solutions vont arriver lorsque l’on sera préparé à les recevoir. Que les choses arrivent pour une raison et que l’on n’est pas seul(e) dans le cas, que ce n’est la faute à personne, …

Le travail est parfois long et douloureux, mais c’est un passage obligé pour une meilleure compréhension de la vie du futur jeune adulte !

En tant que parents, on voudrait pouvoir comprendre, aider au mieux, mais je vous conseille de prendre l’option du « professionnel » : on ne se confie pas de la même façon à une personne étrangère qu’à son père ou sa mère. C’est moins intime tout en étant plus profond. La crainte du « jugement » est moins lourde à porter !

En conclusion, je vous dirais qu’il faut beaucoup de temps, d’amour et d’empathie pour pouvoir aider ces jeunes en désaccord avec eux-mêmes. Qu’il faut de la prudence également pour les réconcilier avec ce qu’ils ressentent. Ne jamais minimiser les ressentis ! La souffrance est présente et relativement importante !

Soyons plus attentifs que jamais !

A très bientôt !

CathyDAY CLIC COACHING – 0493 86 19 48 – www.dayclicoaching.com



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